Notre arrivee au Cambodge: changement de pays , changement de mentalite
Traverser la frontiere entre le Laos et le Cambodge necessite des nerfs et beaucoup de psychologie (ou de fermete) avec les douaniers qui inventent des frais imaginaires pour nous laisser entrer et sortir du pays. j'ai donc refuse de payer LA TAXE alors que tous les touristes acceptaient sans rechigner. (ce qui n'a inquiete Lynette). Ils ont eu l'air surpris et ne savaient pas trop quoi faire. Du coup, apres une longue negociation on a presque rien paye.
Apres avoir traverse la frontiere nous sommes arrives dans une petite ville ou bon nombre de touristes etaient bloques... un pont s'etant effondre, il n'y avait pas de transport en commun pour sortir de la ville. La seule solution etait de trouver un taxi. Profitant de la situation les prix demandes par les chauffeurs de taxis etaient completement exorbitants. Bref apres avoir negocie pendant quelques heures, on a decide avec un couple de belges et deux anglais rencontres sur place de partager les frais et d'essayer de trouver quelqu'un de raisonnable. Un 4X4 s'engage dans la rue. On lui demande s'il va a Kratie. non mais il semble d'accord pour nous emmener.On lui propose 5 dollars chacun et il a tout de suite accepte. On est donc parti pour 5 heures a l'arriere d'un pick up sur un chemin de terre.
La route fut une bonne introduction au Cambodge. Des petits villages partouts avec des rizieres, des chemins de terre (on est arrives avec de la terre dans les cheveux, les yeux...) et des gens souriants...
D'ailleurs cela s'est confirme lorsque nous avons decide de louer un velo pour aller voir des dauphins. Les gens sortaient de leurs maisons pour nous dire bonjour ou plutot hello avec un grand sourire. Le tourisme est encore un phenomene nouveau dans cette partie du cambodge, les derniers combats ayant eu lieu quelques annees auparavant. Souvent les gens nous devisagent et s'arretent pour nous regarder passer.
Il y a parfois des panneaux ecrits en francais mais je dois dire que le francais c'est plutot la langue du passe. sur les vieux panneaux, on voit ecrit rue numero 2 par exemple alors que sur les plus recent c'est le mot street qui est ecrit. De meme tous les enfants veulent apprendre l'anglais. Le francais est enseigne a l'ecole mais les enfants ne veulent apprendre que l'anglais.
En ce qui concerne l'economie, les gens semblent plutot survivre que vivre. Le dollar US ici est roi et souvent les prix sont indiques en dollars. On paie a moitie en dollars a moitie en riels (pour les petites sommes) et ont nous rend la monnaie indifferement avec des dollars et des riels. Mais bon cote cout, on a vite compris que tout pouvait se negocier... d'ailleurs on abuse parfois et va meme jusqu'a negocier les prix ecrit s sur la carte dans les restos,les taux de change, les tickets de bus...
Ce qui est agreable c'est que l'on a "en quelque sorte" retrouve du pouvoir d'achat. Les prix se negocient mais il est possible de trouver un accord a peu pres sur tout.. du coup on peut acheter des fruits sur les marches ce qui nous a manque au Laos.
Apres avoir visite l'est du pays on s'est arrete a Kompong Cham. On s'est trouve un petit hotel au bord de l'eau bien tranquille. En pleine nuit, je me suis reveille avec une centaine de boutons. J'etais sur de m'etre fait piquer par un insecte. Classe. Mais ce qui etait bizarre c'est que Lynette n'avait pas une seule piqure. J'ai resolu le mystere le jour d'apres lorsqu'apres un nouveau repas au resto, mes levres et mes mains se sont mis a gonfler. Bref je suis desormais allergique aux cacahuetes ... tampis pour les aperos. Ca fait le bonheur de Lynette qui s'empiffre devant moi. Apres avoir pris des anti-inflammatoires, ma tete de frankenstein est redevenue normale en une journee et nous sommes partis a Siem Reap visiter les temples d'Angkor.